Les Marie Louise des Flandres
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Rapport de bataille : elfes noirs vs Soeurs de Sigmar (J2)

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Rapport de bataille : elfes noirs vs Soeurs de Sigmar (J2) Empty Rapport de bataille : elfes noirs vs Soeurs de Sigmar (J2)

Message  Stryke le Dim 2 Nov 2014 - 20:27

« Nous y sommes Seigneur », jugea Foroch alors qu’il posait un genou au sol dans un crissement de cuir. Avec zèle il avait guidé ses sadiques compagnons vers un nouveau quartier de la ville après qu’il fut revenu de plusieurs jours de traque.
« J’espère pour toi que cette piste ne me fait pas perdre mon temps », rétorqua Valendor avec un dédain non feint. L’amertume causée par l’infructueuse expédition dans le cimetière était encore palpable. Dans un imperceptible mouvement, les doigts gantés de Foroch se serrèrent un peu plus autour du fouet tressé qu’il tenait dans sa main droite alors que ses mâchoires se fermaient tant pour étouffer un juron que pour taire la surprise qu’il taisait encore. Bientôt Valendor découvrirait la nature précise du gibier, bientôt il reconnaîtrait sa valeur… une magnifique partie de chasse s’annonçait.
« Permettez-moi de vous montrer », suggéra-t-il. Et le dresseur se redressa fièrement, le torse bombé, avant d’inviter le dynaste à le suivre. Surexcitées, les bêtes à sang froid rôdaient non loin. La troupe dépassa en silence une pancarte vieillie qu’un lugubre portique balançait avec malice dans un couinement aigu pour saluer ceux qu’il croisait : « Bienvenu sur la place du marché » pouvait-on lire sur l’écriteau. Un sourire malsain se dessinait maintenant sur le visage du dresseur. Il fonçait à la tête des druchii jusqu’à un sinistre bâtiment qui vomissait les restes d’un de ses murs en une avalanche de débris. Le gros de la meute investit le rez de chaussée de la vieille demeure pendant que Foroch menait son chef aux étages. Le dresseur se plaqua silencieusement dos à un mur tout près d’une fenêtre par laquelle il scruta avec un trésor d’attention. Une ancienne place pavée, centrée par un modeste puits qu’entouraient d’innombrables étales dévastées aux contenus répandus pèle mêle dans un chaos sans nom, s’étendait devant lui. Ses sens aiguisés de chasseur étaient en alerte, attentifs au moindre indice que ses proies laisseraient...

Comme il l’avait prévu, l’attente fut brève. Un insignifiant cliquetis métallique chatouilla sa formidable ouïe. Il braquait déjà son exceptionnelle vue à l’autre extrémité de la place. Les traits déformés en une immonde grimace de satisfaction, il annonça : « la chasse est ouverte monseigneur ».
Arbalète au poing, Valendor scrutait à son tour là où le lui conseillait son maître des bêtes pour découvrir deux groupes de femmes drapées de rouge et de blanc, l’air austère et déterminé, elles portaient à sa grande surprise de lourdes armures pour certaines et d’imposants marteaux pour la majorité d’entre elles. De toute évidence ces femmes fouillaient la zone à la recherche de quelque chose. Cet incroyable spectacle le grisait au plus haut point.
Sans plus attendre, Valendor ajusta son tir et décocha avec exaltation une première rafale sur les guerrières, immédiatement imité par Foroch. Les carreaux touchèrent leurs cibles mais aucune ne semblait vouloir tomber. La chasse n’en serait que plus captivante. Entre deux salves, le maître des bêtes commandait à ses monstres au moyen de stridents sifflements ; appuyé par cette grêle barbelée, chaque créature fonça sur un des groupes afin de les disperser. En quelques mots, les combattants elfes se positionnèrent où l’ordonnait Valendor, au croisement de deux tristes ruelles. Cerains à l’extérieur d’une maison, d’autres aux étages.
Valendor observait amusé ses adversaires lancer avec une adresse douteuse de simples cailloux sur ses hommes qui encaissaient sans sourciller les rares projectiles qui touchaient leur cible. Décidément, ces femmes le divertissaient beaucoup ; comment réagiraient-elles dans une arène ? Voilà une question qui méritait une réponse.
A ce moment, le bruit étouffé d’une arme contendante qui frappe la chair résonna sourdement, tout de suite suivi d’un râle grotesque. La bête à sang froid qui contournait le groupe de droite ne sut contrôler ses instincts plus longuement, malgré les ordres de Foroch, et chargea une humaine isolée. La guerrière surmonta sa peur, évita d’un pas de côté l’impitoyable mâchoire dardée de dents aiguisées et profita du mouvement de balancier pour enfoncer l’écailleux flanc d’un puissant coup de marteau à deux mains.
Les Sœurs de Sigmar, enhardies par la mort du monstre avancèrent moins prudemment. L’une d’entre elles le paya de sa vie ; un dard était profondément logé dans son torse que ne protégeaient que sa foi et un simple tabard. Puis tout bascula en un éclair.

« Chargez ! » hurla Valendor.
Tous les elfes bondirent alors sur les Sœurs de Sigmar. Radras et Rindu se jetèrent sur la première femme à portée, une novice, bien décidés à la tailler en pièce. L’humaine, armée d’une simple masse, offrait une surprenante résistance mais ne parvint pas à les inquiéter. Elle était trop occupée à parer leurs attaques.
Au même moment, Shara tombait dans un silence de mort depuis une position surélevée, le mordant de ses lames vers le sol. Implacable, elle planta jusqu’à la garde ses lames dans le thorax d’une humaine qui lâcha net ses marteaux avant de s’écrouler de tout son long, les habits souillés par le sang qui jaillissait en d’écœurantes nappes des profondes plaies.

Le reste des elfes rejoignit le corps à corps alors que les guerrières humaines mobilisaient toutes leurs forces face à cette soudaine menace pour créer un violent et terrible combat de rue.

Valendor, avec l’aide de Foroch, s’attelait maintenant à maintenir éloignées de leurs camarades les humaines du second groupe. Il leur faudrait traverser la place carrée qui n’offrait que peu de protection. Foroch risqua un regard vers son seigneur. Une grimace de plaisir déformait s on visage alors qu'il déchargeait son arbalète à répétition sur les femmes; nul doute n'était permis, il serait récompenser pour cette chasse. Deux humaines de plus étaient tombées sous les tirs des druchii. Immobilisées, le fracas des armes devait leur parvenir douloureusement depuis l’autre côté de la place du marché.
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Message  Stryke le Dim 2 Nov 2014 - 20:33

De leur côté, Rindu et Radras tournaient autour de la jeune femme lorsqu’une imposante matrone rejoignit le combat, imposant aux deux elfes un mouvement de recul. Une aura sacrée rayonnait de cette dernière qui serrait avec une colère maîtrisée deux marteaux frappés du même symbole, une comète dorée à deux queues. La magicienne elfe noire prononça alors d’anciens mots de pouvoir tout en caressant l’épée de son partenaire. La lame du corsaire fut soudainement parcourue de flammes maudites qui semblaient consumer toute lumière.
S’en était trop pour la matriarche qui se rua sur Rindu en poussant un formidable cri de guerre. Elle abattit avec une vigueur déconcertante ses marteaux sur son adversaire. Le corsaire esquivait ou parait chaque attaque avec détermination dans une danse complexe. Le moulinet des marteaux de guerre perdaient progressivement en intensité alors que l’énorme femme montrait quelques signes de fatigue. L’elfe en profita pour placer quelques passes. Les deux partenaires s’adonnaient à un va et vient frénétique dans lequel le corsaire prenait lentement le dessus. Soudain, Rindu perça la garde de l’humaine et logea la lame noire dans son épais abdomen. Les flammes magiques la dévorèrent de l’intérieur et lui arrachèrent un horrible cri de douleur qui glaça le sang des prêtresses de Sigmar. Celles-ci cessèrent alors de combattre, démoralisées et fuirent la bataille.

Foroch avait observé le pugilat et le triomphe des elfes, en particulier celui de Rindu. Il en était certain, le dynaste garderait un œil sur ce corsaire. Valendor était comblé, la fouille des dépouilles avait permis de trouver plusieurs fragments de pierre magique et deux femmes furent capturées à la suite de cette magnifique chasse à l’homme. Un elfe avait périt au cours de l’assaut. En dépit du rôle crucial qu’il avait joué, il ne reconnaîtrait jamais le talent de Foroch. Valendor attendait l’excellence de ses hommes, pas moins.
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